Emmanuel Papillon reconduit pour 5 ans à la direction du Louxor

On ne change pas une équipe qui a fait ses preuves… 

Une nouvelle délégation de service public pour l’exploitation du Louxor a été attribuée par la Mairie de Paris à la société CineLouxor, composée de Carole Scotta,  présidente de la société de production et de distribution de films Haut et Court, Martin Bidou, programmateur du Louxor, et Emmanuel Papillon, directeur du cinéma.
Belle reconnaissance de l’énorme travail accompli depuis avril 2013. Lorsque le Louxor, totalement réhabilité par l’architecte Philippe Pumain ouvrit ses portes, il s’agissait de faire revivre à Barbès un cinéma abandonné depuis 30 ans. Emmanuel Papillon et son équipe ont su relever le défi grâce à une programmation diversifiée, ouverte à des genres et des publics variés. Car ce quartier réputé « difficile » bénéficie aussi de nombreux atouts qu’Emmanuel Papillon a su exploiter : notamment une population cinéphile – des étudiants de l’école de cinéma la Fémis aux « vieux cinéphiles » – qu’il a su fidéliser, mais aussi la proximité de nouveaux lieux culturels comme le Centre musical Barbara, l’ICI ou la médiathèque Françoise Sagan avec lesquels le Louxor a tissé des liens et organise régulièrement des séances spéciales très variées. Sans oublier le gros travail en direction des publics scolaires et des enfants. 
Nous avons suivi l’évolution du Louxor qui affichait un beau bilan dès la première année et qui, 4 ans plus tard franchissait la barre du million d’entrées.

Nos amicales félicitations à toute l’équipe du Louxor et bon courage pour cet acte II…

De l’Égypte ancienne à l’art déco

Le Louxor, même cinq ans après sa réouverture, continue d’inspirer les médias, et régulièrement des journalistes de la télévision et de magazines imprimés (quand ce ne sont pas des élèves d’écoles de journalisme ou de Sciences Po) nous sollicitent pour avoir des renseignements complémentaires et des documents photographiques. C’est ainsi que nous avons reçu au Louxor Madame Dominique Camus à l’occasion de la réédition de son livre Paris décors, Art nouveau – Art déco
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Reprise de l’exposition « 1921-2013, Le Louxor, un palace de quartier »

Présentée au Louxor du 11 avril au 6 septembre 2018, cette exposition, réalisée par l’association Les Amis du Louxor, avait permis à de nombreux visiteurs et spectateurs du Louxor, dont certains ont laissé leurs témoignages dans le Livre d’or, de découvrir une histoire dont ils ne soupçonnaient pas la richesse. Nous sommes heureux que le directeur du Louxor, Emmanuel Papillon, ait décidé de montrer de nouveau au public, jusqu’au 15 septembre, cette exposition qui présente une vue synthétique de l’histoire du Louxor.

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Exposition au Louxor : L’Allée des Sphinx

Julien Deprez, Vanina Langer, Romain Trinquand, Claire Vaudey
Peintures, dessins, installations.
11 avril – 25 août 2019

On ne pouvait trouver meilleur cadre que le salon du cinéma Louxor, l’un des hauts lieux de l’égyptomanie parisienne, pour cette exposition qui trouve sa source d’inspiration dans l’Égypte antique. Depuis le 11 avril 2019, on peut y découvrir le  travail de quatre jeunes artistes (Julien Deprez, Vanina Langer, Romain Trinquand, Claire Vaudey) qui, avec des regards et des choix esthétiques différents, des pratiques artistiques variées, ont rapporté de leur errance dans la fameuse « Allée des Sphinx » de Louxor des œuvres très diverses : tableaux,  dessins, mais aussi installations.

Emmanuel Papillon, directeur du Louxor, en compagnie des artistes

« À Louxor, il y avait cette fameuse allée. Elle était un passage. Nous l’avons prise, parallèlement, tous les quatre, en même temps mais chacun de notre côté.
Parfois, on en parlait.
Alors, comme on ne pouvait pas faire autrement, on a longé les sphinx, bordés, comme dans les draps de nos univers. En errance, on s’est raconté des histoires qui n’en étaient pas et sont apparus des images, des décors, des écrans presque déserts.
Claire a croisé des chiens de garde qu’elle a canalisés un instant. Julien fit naître une civilisation mystérieuse dans le désert. Vanina découvrit l’origine ensoleillée des chimères d’une Cléopâtre oubliée. Romain, ébloui, se perdit dans le Cinema Inferno. » Vanina Langer

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Au Louxor : Cinecittà, l’âge d’or du cinéma italien

Exposition de photos de Rodrigo Pais

Du 20 janvier au 17 mars 2019 le cinéma Louxor expose une belle sélection de photos du grand photographe italien Rodrigo Pais qui effectua au cours de sa longue carrière, notamment dans les années 60, d’innombrables reportages sur les plateaux de cinéma.

Federico Fellini, Vittorio De Sica, Elio Petri, Pier Paolo Pasolini, Luigi Comencini, mais aussi Belmondo, Brigitte Bardot, Charlton Heston, Bette Davis… Les stars de l’âge d’or du cinéma italien et international – acteurs ou metteurs en scènes – sont au rendez-vous, saisis sur le vif pendant une séance de maquillage, un conciliabule avec le réalisateur, ou bras dessus bras dessous dans une rue de Rome (superbe photo d’Anna Magnani en compagnie de Pier Paolo Pasolini et Franco Citti en 1962).

Vue générale, salon du Louxor, janvier 2019

Mais le cinéma n’était qu’une des multiples facettes du travail de Rodrigo Pais. Politique italienne, mode, sport, pendant plus de 50 ans, il multiplia les reportages en Italie et à l’étranger, pour divers organes de presse, notamment pour L’Unità, le quotidien du Parti communiste italien. Ses photographies des borgate à la périphérie de Rome ont fait date et contribué à sensibiliser l’opinion et les responsables politiques aux conditions de vie misérables de leurs habitants.

Rappel d’une exposition qui s’est tenue à Rome en 2017 (Museo del Trastevere).

C’est à la bibliothèque universitaire de Bologne qu’est conservé l’extraordinaire fonds d’archives de Rodrigo Pais, acquis par le Professeur Guido Gambetti, et que le photographe passa les dernières années de sa vie à ordonner : plus de 363 000 négatifs en noir et blanc de formats divers, environ 5900 diapositives couleur, auxquels s’ajoutent des milliers d’épreuves en noir et blanc, sont ainsi répertoriés par ordre chronologique et par thème dans seize registres.
Les archives, conservées dans leur intégralité, ont été déclarées d’intérêt historique majeur par le Ministero per i Beni e le Attività Culturali (Ministère de la culture) car « elles constituent une source d’une inestimable valeur pour la reconstitution de l’histoire du siècle dernier et un témoignage unique et particulier de la vie politique et sociale de notre pays et des pays européens et extra européens ».

Commissaire de l’exposition du Louxor : professeur Guido Gambetta de l’Université de Bologne. 
Partenaires de l’exposition :
Les ateliers de CriBeau, La Mairie du 10e, l’université de Bologne, Monte Paschi Banque et l’Institut Culturel Italien.

20 janvier – 31 mars 2019, Le Louxor, Salon d’exposition, 2e étage
Entrée libre

Grand Hôtel Barbès, un film de Ramzi Ben Sliman

Entre Barbès et la Chapelle, rencontre entre hip hop et danse classique

Le Louxor sert de décor de fond à la photo d’appel du film, qui représente l’interprète principal, Lorenzo Da Silva Dasse, devant les mosaïques de Gentil et Bourdet. Mais le cinéma n’apparaît nulle part ailleurs.

C’est dans une chambre du Grand Hôtel Barbès, 21 rue des Poissonniers, que débute le film de 12 minutes (2018) de Ramzi Ben Sliman. Le jeune Ulysse, s’il ne veut pas se faire mettre à la porte du Grand Hôtel Barbès, a la journée pour trouver de quoi payer sa chambre. L’errance et les ruses du héros pour survivre le mènent à se joindre par hasard à des danseurs de breakdance « en plein battle ». S’ensuit la rencontre du hip-hop avec la danse classique : dans un entretien à retrouver sur le site de l’Opéra de Paris, Ramzi Ben Sliman explique qu’il a voulu faire « un film de danse avec des danseurs qui ne s’inscrivent pas dans la tradition dite du  » ballet blanc  » » mais viennent du monde du hip hop. Le glissement vers les variations classiques se fait ici naturellement grâce au charisme et à l’aisance de l’interprète principal, Lorenzo Da Silva Dasse, dont le cinéaste rappelle qu’il est « passé chez Béjart ». La musique de Mozart qui accompagne cette séquence crée l’émotion et prend une force toute particulière dans le décor très urbain de Barbès. 
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